BURNOUT : 4 CONSEILS POUR L’EVITER !

Burnout

Hello, hello,

Le burnout, vaste sujet et grand mal de notre époque. N’étant pas passée loin il y a quelques mois, je voudrais aujourd’hui vous partager quelques conseils que j’ai pu tirer de mon expérience afin de prévenir le burnout

Pour vous expliquer rapidement, j’ai commencé à travailler en tant que vendeuse en prêt-à-porter un peu par hasard. C’était le job « alimentaire ».
J’ai vite compris que je ne trouverais pas de boulot dans ma branche et que la vente offrait des possibilités d’évolution rapides. J’ai donc suivi mon instinct et j’apprenais tellement de choses chaque jour que ça me motivait davantage à pousser plus loin.

Par contre, je me suis vite rendu compte que la relation avec le client toute la journée c’était pas ce qui me plaisait le plus, j’avais envie de manager. J’ai changé d’entreprise plusieurs fois -Galeries Lafayette, Sud Express, Claudie Pierlot, Sinequanone, Morgan…-, ça me permettait de me renouveler et de réinventer mon métier à chaque fois. Et puis la découverte d’une nouvelle marque, de nouveaux process, c’est motivant, c’est un peu Noël à chaque fois.

De fil en aiguille, j’ai évolué et je suis devenue manager. Une plus grande équipe, un plus gros chiffre d’affaires, plus de responsabilités, de nouvelles choses à apprendre et surtout un vrai challenge. J’ai adoré ! Et comme toute passionnée de son travail, j’y ai passée des heures, et des heures, et des week-ends…J’adorais ce rythme et je savais que l’effort payerait et que j’aurais bientôt la gestion d’une région entière.

J’y suis arrivée. Je visais ce poste depuis que j’avais commencé dans le commerce. Gérer une région, former et accompagner des managers à devenir de vrais leaders et à atteindre leurs objectifs. Une fois ce poste en main, je ne me suis pas sentie à la hauteur pour tout gérer et surtout mes perspectives d’évolution étaient inexistantes. D’un coup le ratio efforts/récompenses est devenu complètement déséquilibré et mon travail insupportable.

Un matin, mon corps a dit stop et je n’ai pas pu me lever pour aller travailler. Là, j’ai compris que j’étais arrivée au bout de quelque chose, au bout d’un cycle et j’ai décidé de réinventer ma vie avant de craquer complètement.

C’est ce que je pense être le point de départ de tout mal-être au travail et de tous les burnouts également : lorsque la récompense n’est pas à la hauteur de nos efforts.

Ce n’est que bien après que je me suis rendu compte que j’aurais pu éviter d’en arriver là, en réfléchissant avant de signer mon contrat. Je vous livre 4 conseils qui pourront vous aider :

1- S’écouter

Malheureusement, même si un des symptômes du burnout est l’épuisement, ce dernier n’est pas seulement physique, il est aussi moral. Et là, il n’y a pas quarante solutions. Il faut se poser les bonnes questions.

Le boulot que vous faites, vous plaît-il vraiment ?
Le ratio efforts/récompenses est-il équilibré ?
Avez-vous des perspectives d’évolution intéressantes ?
Comment vous sentez-vous le matin avant d’aller travailler ?
Supportez-vous la pression ?

Je me suis posée toutes ces questions un peu tard mais ça m’a réellement aidé à prendre une décision avant de sombrer. Il est possible de se les poser bien avant, voire même de faire comme Steve Jobs qui se demandait tous les matins «Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, voudrais-je faire ce que je m’apprête à faire aujourd’hui ?»
Alors bien sûr, ce n’est pas parce que la réponse est non une fois de temps en temps qu’il faut tout changer d’un coup, mais si le “oui” se transforme en “non” de manière durable est peut-être le signe qu’il est temps de changer quelques habitudes.

Je pense que si je m’étais questionnée bien avant et surtout si j’avais eu le courage d’écouter les réponses -peut-être même de les écrire-, j’aurais pu quitter mon job de manière moins brutale et surtout sans rejeter complètement tout ce qui s’y rapportait. Alors n’attendez pas ! Posez-vous ces questions et partagez vos réponses avec moi si vous le souhaitez.

2- Soyez honnête avec vous même

Comment déclencher ce temps de questionnement ? Souvent on suit le rythme, on gère le stress et la pression, on fait abstraction de la fatigue #coffeeaddict et on ne voit pas le problème, on apprécie ce rythme même. Et puis un jour, alors que rien a changé, on ne supporte plus rien. Et c’est là qu’il faut être honnête avec vous-même. Pas la peine d’essayer de vous bluffer vous-même, vous n’y arriverez pas sur le long terme. Ça va marcher quelques temps, vous allez vous refixer des objectifs pour tenir plus longtemps mais ça ne tiendra pas.

J’étais exactement dans ce cas là. Je savais que quelque chose n’allait pas, que ma motivation baissait et que j’avais du mal à suivre le rythme. Alors, je me suis fixée une deadline. Fin mars 2017, je me suis dis que je finirais l’année fiscale. Je tiendrais jusqu’en mars 2018. Vous connaissez le principe de “se convaincre soi-même” et bien voilà exactement ce que j’ai fais.
Je ne me suis pas questionnée plus que ça. Je suis partie de mon constat et j’ai décidé qu’une deadline me rassurerait et me challengerait. Résultat ? Début juin, mon corps décidait d’arrêter et je quittais l’entreprise fin juin.

Aujourd’hui, je ne vous conseillerais jamais assez de prendre le temps lorsque vous sentez que vous ne maîtrisez plus rien ou que ça ne vous convient plus. Posez-vous de vraies questions en profondeur et réfléchissez à ce que vous voudriez voir changer pour améliorer vos conditions de travail et ne pas péter un cable.
Parfois il suffit d’une réorganisation de votre emploi du temps, d’avoir plus de temps pour vous, de commencer une nouvelle activité en dehors de votre travail… et parfois… il faut un changement plus radical et un changement de cap.
Changer d’entreprise ou de métier c’est bien, mais il ne faut pas répéter les mêmes erreurs.

3- Avant d’intégrer l’entreprise

Toute l’histoire commence dès le premier entretien d’embauche. C’est là que vous allez vous embarquer -ou non- dans l’aventure. N’hésitez pas à poser les bonnes questions pour apprendre à connaître les valeurs de l’entreprise et surtout l’orientation managériale de votre potentiel futur boss. Demandez-lui par exemple de préciser l’ensemble des tâches de votre poste pour essayer d’évaluer la quantité de travail. Faites-le parler d’une journée type pour savoir quels sont les horaires de vos collègues. N’hésitez pas à parler planning pour en apprendre le plus possible. Vous pouvez aussi regarder la tête des employés que vous croisez. Le niveau de cernes peut vous aider dans l’évaluation 😉

Je plaisante mais j’ai dis non quelques fois à des offres, alors que le poste me plaisait, parce que la personne en face de moi ne m’inspirait pas confiance, parce que sa vision du travail était trop différente de la mienne ou encore parce que la mission proposée n’avait pas l’air très organisée. C’est important de prendre conscience qu’un entretien d’embauche est dans les deux sens. Vous devez convaincre mais eux aussi doivent vous séduire !

On ose parfois pas suffisamment poser des questions de peur de ne pas avoir le job et pourtant c’est faire preuve d’intérêt pour l’entreprise et son fonctionnement. J’aurais dû beaucoup plus questionner ma boss avant d’accepter cette promotion. Notamment sur l’organisation qu’elle voulait mettre en place. Mais je dois bien l’admettre, c’était un peu mon mentor et j’avais toute confiance en elle. Je ne lui en veux pas d’ailleurs, c’est moi qui aurait dû dire stop.
Parlez des objectifs, des délais à tenir, de la taille de l’équipe à gérer est important pour prendre une décision réfléchie. En plus, les managers dévoilent assez vite ce qu’ils attendent de leurs collaborateurs mais aussi leur style managérial ou encore la taille du challenge à relevé. croyez-moi, en tant qu’ancien manager, j’étais très explicite et loquace lors du recrutement ; cela me permettait d’éliminer certains profils et donc de ne pas perdre de temps.

3- Mettre des règles dès le départ et savoir dire “non”

Lorsqu’on commence un nouveau job ou qu’on accepte de nouvelles responsabilités, il est important de savoir mettre des règles dès le début. Si on se lance tête baissée dans notre nouveau challenge en étant disponible tout le temps, en travaillant 12h par jour,… il est difficile de faire marche arrière.

Alors dès le début, prouver que vous êtes capable de faire l’ensemble de votre travail dans des horaires réguliers et raisonnables. Expliquez votre mode de fonctionnement, votre organisation ou encore le fait que vous ne répondrez pas au mails le week-end -je vous vois devant votre écran en train de dire « elle est mignonne mais on peut pas faire ça »-.

Et bien si, on peut. Il y a une façon de faire simplement. Le tout est de ne pas penser à votre intérêt personnel mais à l’intérêt de votre employeur. Si c’est la productivité, allez dans son sens en lui expliquant pourquoi aller au sport deux fois par semaine pendant votre pause dej vous permet de mieux travailler ensuite. Et oui parfois il faut savoir manager son manager 😉

Dans le même esprit, il faut parfois savoir dire non. Par exemple, j’ai refusé certaines missions. Alors bien sûr je ne disais pas juste “non”, je prenais la stratégie que j’utilisais lorsque je devais dire non à un membre de mon équipe, à savoir ne jamais prononcer le “non” fatidique qui pourrait presque passer pour de l’insubordination.
Je détournais l’attention et proposais une autre solution tout de suite. S’il fallait que j’aille en visite dans un autre magasin et que je savais que ça allait me prendre la journée et donc décaler tout ce que j’avais prévu de faire ce jour là, je proposais simplement d’envoyer quelqu’un d’autre : “Et si on envoyait Laure, elle est douée, ça lui ferait du bien de sortir un peu de la boutique et c’est une chouette mission pour elle, je sens qu’elle est moins motivée en ce moment”. La réponse est souvent “ok mais tu la briefs bien avant”.
J’ai dit non sans dire “non”, le tour est joué ! Et en plus je suis passée pour la fille qui prend des initiatives 😉

Soyez transparent avec votre boss avant de mettre les choses au clair avec votre/vos équipe(s). Et si vous lui prouver que lorsqu’il y a besoin que vous soyez beaucoup plus présent vous le faites, il vous laissera plus facilement tranquille le reste du temps. Un bon manager doit pouvoir compter sur ses équipes mais il est aussi garant du bon climat social dans l’équipe et du bien-être de chaque membre de l’équipe. Et c’est une ancienne manager qui vous parle 😉

Une fois le cadre posé, au boulot !

4- Demander de l’aide lorsqu’on ne sait pas ou qu’on y arrive plus

Ben oui, maintenant que vous avez présenté votre organisation à votre boss, il faut l’appliquer.
Alors organisez-vous, planifiez les différentes tâches sur votre semaine sans vous surcharger non plus, c’est pas le but.
Alors oui, parfois, vous aurez besoin d’aide. Besoin d’aide pour un projet un peu conséquent, ou pour tenir une deadline. Et même si vous êtes prêt à bosser plus parce que c’est THE projet, vous aurez peut-être besoin d’aide pour le boucler rapidement.

Comment faire ?
Souvent, on peut déléguer davantage à son équipe. Il faut mobiliser les troupes quand c’est important. Ils seront ravis de prendre part à un gros projet et d’avoir de nouvelles responsabilités. Dans le paragraphe précédent, je vous parlais de Laure -oui c’était un vrai exemple- et bien elle a adoré sortir du magasin, ça l’a remotivée. Elle nous a dit qu’elle voulait continuer et un an plus tard on a créé un poste itinérant et c’est elle qui l’a eu évidemment.

Faire appel aux bonnes volontés des collègues. On est complémentaires dans une entreprise donc il n’y a aucune raison de ne pas s’entraider. Il y a peu de chance que tout le monde soit sur un super projet méga important en même temps. Ça aussi ça marche bien, mais attention il faut que la réciprocité soit au rendez-vous. Si vous aidez, on vous aidera.

Vous pouvez aussi demander à votre boss, il appréciera votre honnêteté. Bien sûr, il ne faut pas présenter les choses de manière négative, ni apporter le problème sans la solution. « On est un peu juste niveau timing, j’ai vu avec X, il est ok pour nous aider sur le projet, vous êtes d’accord ? ». Vous lui avez évité la recherche d’une solution ou pire l’annonce d’un retard au client. Votre boss ne retiendra pas le problème de timing mais votre prise d’initiative.

Et si vous n’avez pas de solutions, il est là pour vous aider aussi. Dans mon ancienne boîte, j’apportais toujours une solution lorsque je ne pouvais pas faire quelque chose ou que ça clochait au niveau des plannings. Je proposais toujours une alternative donc ma responsable savait que lorsque j’arrivais sans solution c’est que vraiment j’étais dans une impasse. C’est ce travail donnant-donnant qui m’a permis de gagner sa confiance. Parfois même c’est elle qui m’appelait pour me demander une solution 😉
L’important est de communiquer. Plus vous parlerez, plus vous serez serein dans votre travail et c’est tout ce qui compte finalement.

Je vous remercie pour votre lecture ! Ma motivation est d’aider les gens qui traversent un burnout à le traverser au plus vite. Je sais d’expérience que c’est un sujet compliqué à aborder avec ses proches. Souvent, on ne peut vraiment échanger qu’avec une autre personne en burnout ou l’ayant traversé ! Les commentaires de mon blog sont là pour ça : si vous avez d’autres conseils à donner, allez-y, je lis et réponds avec plaisir

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